Les enfants ne divorcent pas (Volet I)

Selon les données de l’état civil espagnol, 48 608 divorces furent prononcés en 2016. Le divorce fournit un cadre légal régulant les relations afin que tou-te-s les membres de la famille soient protégé-e-s, mais cela peut consister en l’une des expériences les plus problématiques de la vie de famille. Parfois, le processus est réalisé d’un commun accord, bien qu’il soit courant que l’une des deux parties fasse le premier pas. La famille suppose de tou-te-s des implications très profondes de protection, d’amour et de reconnaissance. Son naufrage fait place à la solitude, la peur, la douleur ou la rage.

La rupture du mariage ouvre la porte aux fantômes du passé. Cette crise reflète notre histoire personnelle et dévoile notre capacité à affronter le présent. Par conséquent, pour chaque question, chaque conjoint dispose d’une réponse. Ainsi, nous trouvons ceux ou celles qui mettent de côté la haine et le ressentiment, ceux ou celles qui effacent les bons moments ; ceux ou celles qui ne font pas face à la réalité et qui restent dans l’attente d’une réconciliation qui ne vient jamais ; ceux ou celles qui oublient en trouvant un autre conjoint ; ou de nombreux et successifs partenaires… Comme nous pouvons le constater, la gamme des réactions est très large.

Mais si le mariage est réversible, la maternité et la paternité durent toute la vie. Pour élaborer un divorce, les adultes doivent assumer la dissolution du couple, mais non leur rôle de parents. Les enfants ne devraient pas être impliqués dans un climat de violence et de ressentiment. Les mineur-e-s ne devraient jamais devenir des instruments : faire office de balles pour blesser l’autre ou de messager-ère-s d’espoir pour une éventuelle réconciliation.