La première fois que j’ai jeûner 3 jours à sec

Un jour j’ai eu à cœur de faire un jeûne à sec mais à vrai dire, je n’avais jamais jeûné seule, de par moi-même. Je voulais tellement plus de Dieu, donc j’ai consacré quelques jours pour seul objectif/thématique : « plus de toi, je veux te voir comme je ne t’ai jamais vu encore ». Le premier jour fût très difficile, je m’étais levée tôt pour prier, j’ai médité et prié sur des versets qui imploraient la présence de Dieu. J’ai prié et loué Dieu. Mais avant cela, j’ai demandé pardon à Dieu. J’ai énuméré tous les péchés qui me venaient en tête. Tous, je les citais à voix haute et je demandais la miséricorde de Dieu. Je louais Dieu et déclarais combien j’étais une chose vile et insignifiante sans lui. Je me suis mise dans un état que l’on pourrait qualifier comme plus bas que terre. J’ai utilisé les moyens que je connaissais pour m’humilier au maximum au-devant de sa face. J’écoutais des prédications sur la repentance, la sanctification et je lisais les versets abordés dans les celles-ci.

Dieu n’a pas voulu me répondre »…J’ai néanmoins commencé à demander pardon à Dieu, pardon si je manquais de foi, si je ne lui étais pas agréable, si mon cœur ne lui était pas disposé.

Le troisième jour arriva et mon seuil d’expectative était littéralement à son comble ! Je cherchais un signe de Dieu dans tous les coins et recoins. Et il était particulièrement silencieux. Rien de particulier, rien de waow si ce n’est la proposition d’aller voir le pasteur Marcello, en visite en Belgique, qui prêchait sur la sanctification. C’était le deuxième jour du séminaire si mes souvenirs sont bons. J’ai accepté avec l’espoir secret que, là-bas, quelque chose se passerait. Le message était top ! J’ai été édifiée, plus encore, j’ai été encouragée à répondre à son appel. A la fin du message, j’avais encore plus soif de Dieu. Et bien entendu, lorsque le pasteur a demandé aux gens de s’avancer, je n’attendais que mon tour ! Le pasteur s’est approché de moi pendant que je priais et… Rien. J’ai dit « amen » et je suis retournée à ma place. Lorsque je suis revenue chez moi, la soirée était presque finie, il était 22h00 passées et toujours rien. J’ai décidé de rapidement rompre mon jeûne avec un bol de Kellogg’s. J’avais un appel Skype à rejoindre : mon groupe de prière en ligne. Je m’y suis hâtée mais à peine j’étais connectée que j’ai été directement prise d’une grande tristesse. Je ne comprenais pas pourquoi. Je commençais à me questionner « tu es triste parce que tu n’as pas encore vu Dieu ? ». C’était tellement intense, mon cœur avait mal, comme si je venais de me faire larguer par l’amour de ma vie.


J’étais profondément triste. Bien trop triste pour un « Dieu n’a pas voulu me répondre »…J’ai néanmoins commencé à demander pardon à Dieu, pardon si je manquais de foi, si je ne lui étais pas agréable, si mon cœur ne lui était pas disposé. Je reconnaissais que j’étais sienne, que je me soumettais à lui et qu’il pouvait faire de moi ce qu’il voulait. J’ai commencé à pleurer. Je pleurais de plus en plus fort. Ma respiration s’emballait et j’ai accouru dans la chambre de mes parents. Je pleurais tellement que je ne parvenais pas à m’exprimer. Un moment, ma bouche s’ouvre pour dire « Pourquoi m’attristez-vous ? ». Je répétais en boucle cette question. Ma mère qui continuait à me demander « mais qu’est-ce qu’il ne va pas ? De quoi parles-tu ? Explique-moi ». Seulement, rien d’autre ne sortait ;simplement « Pourquoi m’attristez-vous ? ». C’est alors que j’ai compris que ce n’était pas auprès de ma mère que je devais me tourner mais vers de mon groupe de prière. J’ai couru dans ma chambre et au moment où j’y pénétrais, le conducteur de prières demandait aux
autres de faire silence afin d’entendre Dieu. Ces mots lui étaient réellement inspiré.

Lorsque tu
l’invoques, il te répond. Ne pensons pas qu’il nous répond d’une manière plutôt qu’une
autre.

maintenant que j’y pense ! Je me suis empressée d’enlever le « mute » et comme un torrent,
un flot de paroles à commencer à sortir de ma bouche toujours sans que je ne contrôle quoi
que ce soit. C’était la première fois que Dieu utilisait ma bouche pour s’adresser à quelqu’un.C’était la première fois que j’étais consciente qu’il m’utilisait sans avoir cette impression d’entraver son œuvre. J’étais ce soir-là, pour la première fois, un canal fluide qui s’était laissé conduire dans sa présence.

La leçon que je tire de cette première fois, c’est que Dieu est fidèle à sa parole. Lorsque tu
l’invoques, il te répond. Ne pensons pas qu’il nous répond d’une manière plutôt qu’une
autre. Gardons simplement en tête qu’il nous répondra. Et laissons-lui le loisir de se charger
du « comment » et du « quand » car sûrement, assurément, il répond.

Maryam Alice