Mon premier échec à l’université

Cela remonte à l’année scolaire 2016-2017… J’étais étudiante en faculté de Sciences Politiques, j’ai eu un cours de droit (principes de droit) au premier quadrimestre, ensuite un deuxième (droit public), au second quadrimestre.

Lors de ma première session d’examen, c’est-à-dire en Janvier 2017, j’ai présenté mon examen de droit et j’ai obtenu la note de 2/20. La raison ? J’avais passé très peu de temps à revoir mon cours et à le préparer. Lorsque le mois de juin 2017 est arrivé, je me suis ainsi retrouvée à devoir présenter DEUX examens de droit : celui des principes de droit, mais aussi celui de droit public. Je m’en souviens encore, dans la programmation des examens, celui de droit public avait été placé avant celui des principes de droit. Le jour de mon examen de principes de droit, survenant donc après le jour de mon examen de droit public, j’entends encore mon professeur dire en début d’examen : « J’ai déjà commencé à corriger les copies de droit public, et vraiment je peux dire que j’ai de très bons résultats ! ». Je me souviens en rédigeant ma copie que je me demandais : « Est-ce que je suis dedans ou complètement à l’opposer ? »… La fin du mois de juin 2017 arriva et les résultats aussi : principes de droit 13/20, droit public 16/20. SEIGNEUR ! Le professeur de ce cours est réputé pour être exigeant et impitoyable, et j’ai eu un 13 et un 16 ?!

Avoir un tel échec en début ou même en milieu de parcours universitaire, me fait non seulement repenser à moi-même, mais aussi à celui ou celle qui passe par là… En faisant un bilan personnel de ces deux sessions d’examens, je réalise que très souvent un tel échec est le résultat d’un manque de travail en amont… ce qui avait largement été mon cas ! En effet, je venais certes au cours, prenais même des notes, mais je ne prenais pas le temps de bien les relire… Pourtant, lorsque cette méthode est régulièrement appliquée, cela permet non seulement de bien [mieux] comprendre la matière vue, mais aussi de conserver le tout fraîchement en mémoire, afin d’être capable, semaines après semaines, de faire des connexions entre les précédentes leçons et la suite du cours. Lorsque la session de juin est arrivée, j’ai vu un tout autre phénomène : ma méthode avait changé ! OUI, c’est une affaire de méthode, en identifiant celle qui me correspond, mais AUSSI d’application avec insistance et répétition… pour obtenir gain de cause !

Il peut arriver que, malgré de régulières révisions, l’échec survient tout de même ! Mais l’échec n’est pas une fatalité en soi ! L’échec est ponctuel… ce qu’il en advient ensuite est le fruit du choix que JE FAIS ! En ce qui me concerne, le fait d’avoir eu un objectif devant moi … cela m’a tellement poussé, pressé… Résultat ? J’ai CHOISI de revoir encore et encore le contenu de mon cours, de me battre pour assimiler la matière même lorsque cela ne me semblait pas [très] intéressant. L’enjeu c’est vraiment d’identifier et poursuivre un objectif : voir la cible avant de prendre la route, entrevoir la cible en cours de route malgré les intempéries, jusqu’à recevoir le fruit du travail que l’on a fourni. Mon enjeu a été de garder en ligne de mire ma réussite des examens ainsi que le lendemain de mon obtention de diplôme : je suis arrivée à passer un examen de droit public en souriant, à travailler même mes tournures de phrases, en y mêlant même un jeu de mots !

M’arrêter ne m’aidera pas à avancer… Un échec peut survenir, mais soit je choisis de garer ma vie dans un parking du statut quo qui finira par reculer car le temps avance… Soit, tout comme Nelson Mandela l’aurait dit : “Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends” !

Allié à La Grâce de Dieu en Jésus, un salaire proportionnel à l’effort produit attend son acteur. En effet, prier avant tout pour demander à Dieu l’objectif, la force et le courage pour tenir et arriver, associé à sa propre part est VÉRITABLEMENT « débloqueur » de situation !

Moise Nsungu