Pourquoi est-ce que je ne serai jamais féministe ?

Ce n’est pas le genre d’article que j’écris d’habitude sur le blog mais à l’occasion de la journée des droits des femmes qui était le 8 mars, j’ai voulu vous dire pourquoi je ne serai jamais féministe.

C’est quoi au juste le féminisme ? Le féminisme est un mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société. Jusque là tout va bien et j’ai même envie de dire : « Je signe où pour rejoindre le club ?» Mais le problème est qu’au fil des années, j’ai l’impression que les féministes ont perdu l’objectif de leur mission. Dans la définition, on dit bien militer pour l’amélioration des droits de la femme, mais pourquoi au fil des années c’est devenu une guerre entre les deux sexes ?

 

Voici les 3 raisons pour lesquelles je ne me compte pas parmi les féministes :

–        Leur discours :

En écoutant leur discours, maintenant elles veulent devenir comme les hommes, faire tout comme les hommes. Je vais paraître vieux jeu et même choquer certains mais il y a bien une raison pourquoi on a déjà des noms différents, c’est-à-dire « homme et femme ». Dieu a établi cette différence pour une raison, ne nous trompons pas de combat en prenant les hommes pour cibles.

–        Certaines choses qu’elles revendiquent :

Je soutiens toujours ceux qui dénoncent les injustices et les inégalités dans notre société. Mais attention à ce qu’on revendique réellement : est-ce que c’est dans la volonté de Dieu, et est-ce que ça porte les valeurs du Royaume ? Je pense que revendiquer n’est pas une mauvaise chose, c’est plutôt la manière de le faire et ce qu’on revendique qui peuvent l’être.

–        Elles oublient leur valeur et leurs capacités : 

Je trouve qu’en tant que femmes, on avait des bonnes intentions au départ et un combat courageux à mener mais que la plupart se sont perdues dans cette quête constante de vouloir devenir comme un homme. Nous avons pourtant tellement de valeur et de capacités qui ne sont pas à comparer à celles des hommes.

A part ces 3 raisons qui ne feront jamais de moi une féministe acharnée, je suis pour la lutte contre les inégalités en termes de lois et non en termes de « comment on a été créés ». Car c’est ça le problème souvent. Quand la discussion dérive sur ce que l’homme doit faire ou non à la maison par exemple, je trouve ce débat tellement inutile ! Par contre, si on parle de comment défendre les droits des femmes dans des lieux comme l’Afrique ou l’Asie, je suis toute ouïe afin que leurs droits cessent d’être bafoués partout sur la planète.

Voici quelques dates comme piqûre de rappel qu’il fut une époque où tu ne pouvais pas être complétement libre de faire certaines choses : 

  1. 1836 : En France, l’ordonnance du 23 juin organise l’enseignement primaire pour les filles.
  2. 1849  : aux Etats-Unis : Elizabeth Blackwell est la première femme médecin de la Médecine moderne.
  3. 1880 : En Belgique L’ULB est la première université belge à ouvrir ses portes aux filles, alors qu’il n’existe pas encore d’enseignement secondaire complet qui leur soit accessible. Liège suivra en 1881, Gand en 1882 et Louvain en 1920.
  1. 1900 : En France , le barreau est ouvert aux femmes : Jeanne CHAUVIN devient la première avocate.
  1. 1907 : En France, les femmes mariées peuvent disposer librement de leur salaire.
  1. 1919 : En Belgique à l’issue de la guerre, le droit de vote est accordé pour la première fois à certaines femmes : les mères et veuves d’hommes tués par l’ennemi, ainsi que les femmes ayant été emprisonnées ou condamnées par l’occupant.
  2. 1938 : En France, femmes peuvent s’inscrire à l’université sans l’autorisation de leur mari.

Je nous challenge en ce mois de mars de  :

  • Prier pour les femmes qui vivent des inégalités & injustices partout dans le monde.
  • Saluer les combats menés par les femmes pour les droits dont nous jouissons aujourd’hui.
  • Chercher comment tu peux faire ta part en aidant une femme, une association.

Et toi tu te considères comme une féministe ?